“Il est dans vos pâtes et votre pain” : 1 Français sur 2 est contaminé par ce poison invisible
Le cadmium, un métal lourd classé comme cancérogène certain par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), est présent dans l'alimentation quotidienne. Selon un rapport de l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation,…
Le cadmium, un métal lourd classé comme cancérogène certain par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), est présent dans l'alimentation quotidienne. Selon un rapport de l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail), 47,6 % des adultes français dépassent les seuils de dangerosité établis pour ce métal. Le cadmium est principalement introduit dans la chaîne alimentaire via l'agriculture, notamment par l'utilisation d'engrais phosphatés minéraux.
Le cadmium est un métal naturellement présent dans la croûte terrestre. Découvert en 1817, il est utilisé dans l'industrie pour la fabrication de batteries, de pigments, de revêtements anticorrosion et de plastiques. En agriculture, il est introduit dans les sols par les engrais phosphatés, ce qui le rend présent dans de nombreux aliments.
Une fois ingéré, le cadmium est peu éliminé par l'organisme , avec une demi-vie biologique estimée entre 10 et 30 ans. Il s'accumule principalement dans les reins et le foie, impactant d'autres organes vitaux au fil du temps.
Le cadmium est particulièrement dangereux en raison de sa capacité à s'accumuler dans l'organisme. Il augmente le risque de certains cancers, tels que ceux de la vessie, de la prostate et du sein, et contribue à la fragilité osseuse et à l'insuffisance rénale. Chez les non-fumeurs, 98 % de l'exposition au cadmium provient de l'alimentation .
Le cadmium est principalement introduit dans la chaîne alimentaire via l'agriculture, notamment par l'utilisation d'engrais phosphatés minéraux.
Les aliments les plus concernés sont les céréales, les pommes de terre, les légumes racines et certaines graines oléagineuses. Même une alimentation biologique n'est pas exempte de cadmium, en raison de la persistance de contaminations antérieures dans les sols.
La contamination par le cadmium est le résultat de pratiques agricoles intensives et d'une réglementation européenne longtemps permissive. L'Anses recommande de renforcer la réglementation sur les engrais et de développer des variétés végétales moins accumulatrices de cadmium. La surveillance des sols agricoles doit également être intensifiée.
La solution à ce problème est principalement de nature politique et agricole, impliquant les pouvoirs publics et les acteurs du secteur agricole, et non les consommateurs individuellement.
Près de 47,6 % des adultes français dépassent les seuils de dangerosité pour le cadmium. La principale source de contamination est l'alimentation, responsable à 98 %. Des mesures politiques et agricoles sont nécessaires pour réduire l'exposition.
D’après Presse-citron.
