En Syrie, le nouveau Parlement critiqué pour la faible représentation des femmes et des minorités
Les membres du premier Parlement de l'ère post-Al-Assad ont été désignés en Syrie le dimanche 5 octobre 2025. Les résultats montrent une faible représentation des femmes et des minorités. L'annonce a été faite le lundi 6 octobre 2025.
Les membres du premier Parlement de l'ère post-Al-Assad ont été désignés en Syrie le dimanche 5 octobre 2025. Les résultats montrent une faible représentation des femmes et des minorités. L'annonce a été faite le lundi 6 octobre 2025.
Sur les 210 membres du Parlement, les deux tiers ont été désignés par des comités locaux formés par la commission électorale. Cette dernière a été nommée par le président intérimaire Ahmed Al-Charaa. Les 70 députés restants doivent être désignés directement par le président.
Certaines provinces, telles que celles contrôlées par les Kurdes dans le nord-est de la Syrie et la province druze de Souweïda, ont été exclues du processus pour des raisons de sécurité.
Représentation des Femmes et des Minorités
Les résultats, annoncés par le porte-parole de la commission, Nawar Najmeh, indiquent que les femmes ne représentent que 4 % des parlementaires. Les chrétiens n'occupent que deux sièges, et le seul candidat juif n'a pas été élu.
M. Najmeh a reconnu un déséquilibre dans la représentation des minorités, précisant que la composante chrétienne ne dispose que de deux sièges, une représentation faible au regard de sa proportion dans la population syrienne .
Les membres du premier Parlement de l'ère post-Al-Assad ont été désignés en Syrie le dimanche 5 octobre 2025.
Il a ajouté que la place des femmes dans ce Parlement ne reflète pas leur rôle dans la société syrienne ni dans la vie politique, économique et sociale . Les nominations futures des 70 députés restants par le président pourraient compenser cette sous-représentation.
Le nouveau Parlement doit tenir sa première séance prochainement, bien que plusieurs organisations de défense des droits humains aient critiqué le processus, le qualifiant de nomination par Ahmed Al-Charaa.
Des juristes ont exprimé des inquiétudes quant aux prérogatives accordées au président intérimaire pour composer l'assemblée, responsable de proposer et d'amender les lois, d'approuver les traités internationaux et d'adopter le budget de l'État.
Les nouvelles autorités ont dissous l'Assemblée du peuple, qui était auparavant une chambre d'enregistrement du pouvoir sous le clan Al-Assad.
Le mécanisme de formation du Parlement a suscité des critiques, notamment dans le Nord-Est, où l'administration autonome kurde conteste le partage des pouvoirs orchestré par Damas. À Souweïda, des violences en juillet ont causé plus de 1 600 morts, principalement parmi la population druze, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme.
D’après Le Monde.
