Le Conseil de sécurité de l’ONU lève ses sanctions contre le président syrien, Ahmed Al-Charaa
Le président de transition syrien, Ahmed Al-Charaa, à Damas, le 9 mars 2025. SYRIAN PRESIDENCY / VIA REUTERS Le Conseil de sécurité de l’ONU a levé, jeudi 6 novembre, les sanctions contre le président de transition syrien, Ahmed Al-Charaa, une décision…
Le président de transition syrien, Ahmed Al-Charaa, à Damas, le 9 mars 2025. SYRIAN PRESIDENCY / VIA REUTERS Le Conseil de sécurité de l’ONU a levé, jeudi 6 novembre, les sanctions contre le président de transition syrien, Ahmed Al-Charaa, une décision symbolique à quelques jours de sa visite historique à la Maison Blanche. La résolution, préparée par les Etats-Unis, a été adoptée par 14 voix pour et une abstention.
Elle décide d’enlever Ahmed Al-Charaa et son ministre de l’intérieur, Anas Khattab, de la liste des sanctions visant des individus et des groupes liés à l’organisation Etat islamique (EI) et à Al-Qaida, soumis à une interdiction de voyage, un gel des avoirs et un embargo sur les armes. Elle salue notamment les engagements des nouvelles autorités syriennes à « lutter contre le terrorisme, y compris les combattants terroristes étrangers » , Al-Qaida, EI et les groupes affiliés.
« Avec l’adoption de ce texte, le Conseil envoie un message politique fort, reconnaissant que la Syrie est dans une nouvelle ère » , a salué l’ambassadeur à l’ONU américain, Mike Waltz. La Chine s’est abstenue et son ambassadeur, Fu Cong, s’est notamment inquiétée de la présence en Syrie de « combattants terroristes étrangers » capables d’ « exploiter » la « situation sécuritaire fragile » , déplorant que le Conseil n’ait pas pleinement évalué la situation.
De son côté, le ministre des affaires étrangères syrien, Assad Al-Chaibani, a exprimé sur X sa « reconnaissance aux Etats-Unis et aux pays amis pour leur soutien à la Syrie et à son peuple ». Son ministère a affirmé dans un communiqué que la résolution du Conseil de sécurité adoptée « reflète la confiance croissante dans le leadership du président [Ahmed Al-Charaa] » .
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« Une étape importante », selon Emmanuel Macron
Emmanuel Macron a salué la levée de ces sanctions contre le président intérimaire syrien, qu’il a rencontré en marge du sommet sur le climat au Brésil. « Aujourd’hui était une étape importante » , a estimé le président français, soulignant que la décision de l’ONU validait « la stratégie que la France avait commencée » .
Le président de transition syrien, Ahmed Al-Charaa, à Damas, le 9 mars 2025.
« Nous avons décidé dès le début d’engager avec le président la transition pour essayer de retrouver l’unité, l’intégrité territoriale de la Syrie, lutter plus efficacement contre la production de drogue, les groupes terroristes et permettre le retour des réfugiés » , a-t-il insisté.
Emmanuel Macron a également appelé Ahmed Al-Charaa à « rejoindre la coalition internationale de lutte contre Daech » , le groupe djihadiste État islamique.
« Nous sommes à quelques jours des commémorations du 13-Novembre » , a rappelé le président français à la presse à Belem, où va se tenir la COP30. Or, a-t-il ajouté, « nul n’oublie que les attentats » menés à Paris en 2015 « avaient été fomentés en Syrie et donc c’est un sujet aussi de sécurité pour les Français » . Il a expliqué attendre « que la Syrie soit un acteur plein et entier de notre lutte contre les groupes terroristes et dans la région » .
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Les forces d’Ahmed Al-Charaa, dont le groupe Hayat Tahrir Al-Cham (HTC) qu’il dirigeait et a dissous depuis, C’est au titre de leader du HTC que l’ancien djihadiste était inscrit depuis 2013 sur la liste des sanctions de l’ONU. Le HTC était auparavant connu sous le nom de Front Al-Nosra, ancienne branche d’Al-Qaida en Syrie, mais il avait rompu ses liens avec le groupe djihadiste en 2016 et avait cherché à adoucir son image.
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Il sera lundi le premier chef d’Etat syrien à être reçu la Maison Blanche, avait annoncé il y a quelques jours la porte-parole du président américain, Karoline Leavitt. Elle a rappelé que Donald Trump, pendant un voyage dans le Golfe au mois de mai, avait annoncé la levée des sanctions américaines contre la Syrie, un sujet qui figurera très haut de l’ordre du jour de la réunion lundi.
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D’après Le Monde.
