L’ébauche incertaine d’un « plan de paix » met l’Ukraine face à une équation compliquée
Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio (au centre à gauche), avec l’envoyé spécial de Donald Trump, Steve Witkoff, et Jared Kushner, lors de la rencontre avec la délégation ukrainienne menée par Rustem Umerov (au centre à droite), secrétaire du…
Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio (au centre à gauche), avec l’envoyé spécial de Donald Trump, Steve Witkoff, et Jared Kushner, lors de la rencontre avec la délégation ukrainienne menée par Rustem Umerov (au centre à droite), secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense de l’Ukraine, à Hallandale Beach (Floride), le 30 novembre 2025. CHANDAN KHANNA / AFP Même silencieux, Steve Witkoff parle. Son corps, ses gestes, son regard fuyant disaient une forme d’inconfort. L’envoyé spécial de Donald Trump a pris place, dimanche 30 novembre, autour d’une table de travail à Miami (Floride). Il était l’un des représentants des Etats-Unis recevant une délégation ukrainienne pour discuter du nouveau « plan de paix », ébauche encore incertaine, déjà sujette à des corrections profondes après des échanges avec les Européens, en Suisse, une semaine plus tôt.
Lire aussi | EN DIRECT, guerre en Ukraine : Volodymyr Zelensky attendu lundi à Paris Lire plus tard Serhiy Kyslytsya, le vice-ministre des affaires étrangères ukrainien, se trouvait notamment face à lui. Il a salué, dans un message sur X, « le grand leadership » de Marco Rubio, le secrétaire d’Etat américain, ainsi que « l’attitude de Jared Kushner [gendre de Donald Trump] et la façon dont il expose sa vision ». Le vice-ministre oubliait ainsi de citer le troisième Américain, Steve Witkoff.
Devant les caméras, c’est Marco Rubio qui a pris la parole. Sa présence demeure un rien rassurante pour ceux qui refusent encore de croire à un possible abandon de l’Ukraine par Washington ou bien à un dessein caché : une capitulation imposée pour mieux se repaître d’accords commerciaux avec la Russie. L’objectif n’est pas seulement un arrêt des combats, a souligné Marco Rubio, « mais c’est aussi s’assurer d’une fin de la guerre qui laisserait l’Ukraine souveraine et indépendante, et avec une chance d’avoir une vraie prospérité ».
Son corps, ses gestes, son regard fuyant disaient une forme d’inconfort.
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D’après Le Monde.
