Narges Mohammadi, Prix Nobel de la paix 2023, a dit à ses proches avoir reçu « des coups de matraque violents et répétés » lors de son arrestation en Iran vendredi
Le 15 décembre 2025, le comité de soutien à Narges Mohammadi a exprimé des préoccupations concernant l'état de santé de la lauréate du Prix Nobel de la paix 2023. Depuis son arrestation violente survenue le vendredi précédent en Iran, elle a été…
Le 15 décembre 2025, le comité de soutien à Narges Mohammadi a exprimé des préoccupations concernant l'état de santé de la lauréate du Prix Nobel de la paix 2023. Depuis son arrestation violente survenue le vendredi précédent en Iran, elle a été hospitalisée à deux reprises.
Lors d'un bref appel téléphonique avec sa famille, Narges Mohammadi a décrit avoir subi des coups de matraque violents à la tête et au cou lors de son arrestation. Son état physique au moment de l'appel était préoccupant, et elle a affirmé ignorer quel service de sécurité la détenait. Son frère, Hamid Mohammadi, basé en Norvège, a confirmé qu'elle avait été frappée à la tête et au visage, nécessitant un examen médical. Elle reste en détention.
Narges Mohammadi, âgée de 53 ans, a été arrêtée à Mashad après être intervenue lors d'une cérémonie en hommage à l'avocat Khosrow Alikordi. Le procureur de Mashad, Hassan Hemmatifar, a indiqué que 38 personnes ont été arrêtées lors de cet événement. Parmi elles, Sepideh Gholian, une autre militante connue, ainsi que Javad Alikordi, frère de Khosrow Alikordi.
Depuis son arrestation violente survenue le vendredi précédent en Iran, elle a été hospitalisée à deux reprises.
Un collectif de militants iraniens a appelé à la libération immédiate et inconditionnelle de Narges Mohammadi et des autres personnes arrêtées, dénonçant une répression des voix civiques sous prétexte de troubles à l'ordre public.
Arrêtée en novembre 2021, Narges Mohammadi a passé de nombreuses années en détention. Elle avait bénéficié d'une permission de sortie temporaire en décembre 2024 pour des raisons de santé, notamment des problèmes pulmonaires. Selon son comité de soutien, elle est accusée de coopérer avec le gouvernement israélien, bien que les autorités iraniennes n'aient pas encore confirmé ces accusations.
D’après Le Monde.
