A Gaza, la famine est terminée mais l’insécurité alimentaire persiste, selon l’ONU
## Actualisation sur la Sécurité Alimentaire à Gaza
Actualisation sur la Sécurité Alimentaire à Gaza
Le 19 décembre 2025, l'ONU a déclaré que bien que la famine à Gaza soit terminée, une grande partie de la population reste confrontée à une insécurité alimentaire élevée. Selon le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) basé à Rome, une amélioration notable de la sécurité alimentaire et de la nutrition a été observée suite au cessez-le-feu déclaré le 10 octobre 2025.
Malgré cela, la situation reste critique avec une majorité de la population en insécurité alimentaire élevée, même si l'accès aux livraisons alimentaires humanitaires et commerciales s'est amélioré. L'ensemble de la bande de Gaza est classée en situation d'urgence (phase 4 de l'IPC) jusqu'à mi-avril 2026, sans zone classée en famine (phase 5 de l'IPC).
L'IPC souligne que, outre la malnutrition, l'accès à l'eau, à l'assainissement et à l'hygiène est très limité. Les conditions de vie dans des logements surpeuplés augmentent le risque d'épidémies. Plus de 96 % des terres agricoles de la bande de Gaza sont endommagées ou inaccessibles. Le bétail a été décimé, et les activités de pêche restent interdites. Les infrastructures essentielles à la circulation et au stockage des importations alimentaires ont été gravement endommagées ou détruites. De plus, le taux de chômage atteint 80 %.
L'ensemble de la bande de Gaza est classée en situation d'urgence (phase 4 de l'IPC) jusqu'à mi-avril 2026, sans zone classée en famine (phase 5 de l'IPC).
Oxfam France dénonce que la famine à Gaza atteint des niveaux effroyables, attribuant cela à une aide insuffisante autorisée par Israël et des blocages actifs des demandes des organisations humanitaires reconnues.
En août, l'IPC avait proclamé la famine à Gaza, ce qui avait suscité des réactions critiques de la part d'Israël.
D’après Le Monde.
