Retraites, congés naissance, arrêts maladie : le budget Sécu a été voté, voici ce qui change en 2026
Le budget Sécurité sociale 2026 a été officiellement adopté, intégrant de multiples modifications par rapport au projet initial. Ce texte redéfinit plusieurs aspects pour l'année à venir.
Le budget Sécurité sociale 2026 a été officiellement adopté, intégrant de multiples modifications par rapport au projet initial. Ce texte redéfinit plusieurs aspects pour l'année à venir.
Suspension du calendrier de la réforme des retraites
La réforme des retraites prévue initialement est suspendue jusqu'en janvier 2028. Les personnes nées entre 1964 et 1968 bénéficient d'un trimestre de retraite anticipée, tandis que l'âge légal et la durée d'assurance restent inchangés. Les modalités du cumul emploi-retraite sont modifiées : sous l'âge légal, les revenus sont déduits de la pension, avec une libéralisation complète à 67 ans. De plus, deux trimestres supplémentaires pour naissance, éducation ou adoption sont désormais comptabilisés pour les carrières longues.
La proposition de doubler les franchises médicales a été abandonnée, ainsi qu'une augmentation générale du reste à charge. L'ONDAM (Objectif national de dépenses de l'Assurance maladie) est rehaussé de 3%, incluant une allocation de 3,6 milliards d'euros pour les hôpitaux, dont 850 millions pour stabiliser les tarifs en 2026. Les arrêts maladie seront limités à 15 jours en cabinet et 30 jours à l'hôpital. Ces mesures visent à contrôler les dépenses tout en préservant l'accessibilité aux soins.
Le budget Sécurité sociale 2026 a été officiellement adopté, intégrant de multiples modifications par rapport au projet initial.
Un nouveau congé de naissance est instauré : 5 jours ouvrables indemnisés pour les naissances ou adoptions à partir de 2026. Les arrêts de travail pour enfants malades deviennent plus flexibles, avec des prolongations possibles jusqu'à 18 ans pour les pathologies graves. La contribution des entreprises sur les indemnités de rupture passe de 30 à 40%, et les heures supplémentaires bénéficient d'une augmentation de la déduction forfaitaire pour les entreprises de plus de 250 salariés.
Pour combler le déficit de 17,5 milliards d'euros, la CSG sur certains revenus du capital est augmentée, rapportant 1,5 milliard d'euros, tout en épargnant les PEL et assurances-vie. Une taxe d'un milliard d'euros est imposée aux mutuelles santé, avec un risque de hausse des primes de 4% pour les assurés.
D’après Journal du Geek.
