Israël prolonge jusqu’à fin 2027 la possibilité d’interdire des médias jugés dangereux
La Knesset, le Parlement israélien, a voté un amendement autorisant l'extension, jusqu'à la fin de 2027, de l'interdiction de diffusion des médias étrangers accusés de menacer la sécurité de l'État. Cette décision a été annoncée le mardi 23 décembre.
La Knesset, le Parlement israélien, a voté un amendement autorisant l'extension, jusqu'à la fin de 2027, de l'interdiction de diffusion des médias étrangers accusés de menacer la sécurité de l'État. Cette décision a été annoncée le mardi 23 décembre.
Initialement adoptée en avril 2024, pendant le conflit à Gaza entre Israël et le Hamas, la législation ciblait principalement la chaîne qatarie Al-Jazira. Celle-ci a été accusée par les autorités de servir de « organe de propagande » pour le Hamas et d'avoir « participé activement » à l'attaque du 7 octobre 2023 menée par le groupe islamiste.
L'amendement, voté dans la nuit de lundi à mardi, permet à Israël de maintenir la restriction sur les diffusions de médias considérés comme menaçants pour la sécurité nationale jusqu'au 31 décembre 2027.
Selon la législation, si le premier ministre détermine, sur la base d' « avis professionnels » , qu'un média constitue une menace, le ministre de la communication peut ordonner la cessation des diffusions, la fermeture des bureaux, la saisie de matériel et le blocage des sites Internet concernés. Cette action ne nécessite qu'un seul avis favorable des organismes de sécurité, sans validation judiciaire.
Initialement adoptée en avril 2024, pendant le conflit à Gaza entre Israël et le Hamas, la législation ciblait principalement la chaîne qatarie Al-Jazira.
Le ministre de la communication, Shlomo Karhi, a exprimé sa satisfaction suite au vote, affirmant que « les chaînes terroristes sont hors jeu en période normale comme en état d'urgence » . Mustafa Barghouti, du mouvement Palestinian National Initiative, a critiqué cette mesure comme étant « injuste » , évoquant une « politique de musellement » des médias.
Entre 2024 et 2025, Israël a chuté de 11 places dans le classement mondial de la liberté de la presse de Reporters sans frontières, se plaçant au 112 e rang sur 180 pays.
En parallèle, le gouvernement a voté la fermeture de la station de radio militaire Galei Tsahal, malgré l'avis contraire de la conseillère juridique du gouvernement.
D’après Le Monde.
