Nouveau scandale de corruption en Ukraine : des députés accusés d’avoir reçu « des avantages illégaux pour voter »
Le Bureau national anticorruption d'Ukraine (NABU) a annoncé, le samedi 27 décembre, que plusieurs députés ukrainiens sont accusés d'avoir accepté des pots-de-vin en échange de leurs votes au Parlement. Le NABU a également tenté de perquisitionner des…
Le Bureau national anticorruption d'Ukraine (NABU) a annoncé, le samedi 27 décembre, que plusieurs députés ukrainiens sont accusés d'avoir accepté des pots-de-vin en échange de leurs votes au Parlement. Le NABU a également tenté de perquisitionner des bureaux gouvernementaux à Kiev.
Selon le NABU, un groupe criminel organisé, comprenant des députés actuels, a été découvert. Ce groupe aurait reçu des avantages illégaux de manière systématique pour voter à la Rada. Toutefois, les perquisitions prévues dans les locaux des comités parlementaires à Kiev ont été empêchées par les forces de sécurité. Le NABU a précisé qu'empêcher les actions d'enquête constitue une violation directe de la loi. Aucune arrestation n'a été confirmée dans cette affaire.
La présidence ukrainienne a été précédemment déstabilisée par un scandale de corruption impliquant le détournement de près de 100 millions de dollars dans le secteur énergétique. Cette affaire impliquait un proche du président Volodymyr Zelensky, actuellement en fuite à l'étranger.
Le NABU a également tenté de perquisitionner des bureaux gouvernementaux à Kiev.
Ce scandale a entraîné la démission de deux ministres et du chef de l'administration présidentielle, Andriy Yermak, qui était un négociateur privilégié avec Washington.
La corruption est un problème endémique en Ukraine depuis de nombreuses années. Depuis le début de l'invasion russe en 2022, de nombreux cas ont été révélés, y compris dans l'armée et le secteur de la défense. Bien que l'Ukraine dispose d'une agence anticorruption, le NABU, et d'un parquet spécialisé, le SAP, les affaires dévoilées aboutissent rarement à des condamnations en justice. Les militants anticorruption signalent des pressions politiques et un harcèlement judiciaire visant à entraver leur travail.
D’après Le Monde.
