En Syrie, trois morts après une manifestation alaouite dispersée par les forces de l’ordre
Le dimanche 28 décembre 2025, des manifestations ont eu lieu en Syrie après une attaque meurtrière visant la minorité alaouite. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), trois personnes ont été tuées, dont deux lors de la dispersion d'une…
Le dimanche 28 décembre 2025, des manifestations ont eu lieu en Syrie après une attaque meurtrière visant la minorité alaouite. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), trois personnes ont été tuées, dont deux lors de la dispersion d'une manifestation à Lattaquié par les forces de l'ordre.
Le rapport de l'OSDH mentionne que les forces de sécurité ont été accusées d'ouvrir le feu sur les manifestants, bien que cela n'ait pas été confirmé par les autorités. Celles-ci ont déclaré avoir « maîtrisé la situation » et attribué les violences à des partisans de l'ancien président Bachar Al-Assad.
Les manifestations ont été déclenchées par une attaque survenue le vendredi précédent à Homs, où une explosion dans une mosquée a fait huit morts. Un groupe extrémiste sunnite, Saraya Ansar Al-Sounna, a revendiqué l'attentat.
Le dimanche 28 décembre 2025, des manifestations ont eu lieu en Syrie après une attaque meurtrière visant la minorité alaouite.
Des incidents ont été signalés lors des manifestations à Homs et Lattaquié. Des coups de feu ont été entendus, et plusieurs blessés ont été rapportés par l'OSDH. Les tensions ont été exacerbées par des appels à l'autonomie et au fédéralisme politique de la communauté alaouite, visant à mettre fin aux violences.
Depuis la prise de pouvoir par une coalition islamiste à Damas en 2024, la communauté alaouite, une branche de l'islam chiite, est régulièrement ciblée par des attaques. En mars de la même année, des massacres sur le littoral avaient causé plus de 1 700 morts, principalement des alaouites, selon l'OSDH.
La série de violences et de manifestations reflète les tensions persistantes dans la région, où la communauté alaouite continue de revendiquer ses droits et son autonomie face à la montée des violences confessionnelles.
D’après Le Monde.
