En Italie, 62 personnes condamnées à la suite d’une alliance entre trois organisations mafieuses en Lombardie
Le procès de plus d'une centaine de personnes liées au milieu mafieux en Italie a été marqué par des mesures de sécurité exceptionnelles. Le 12 janvier, 62 membres de diverses mafias italiennes ont été condamnés dans le cadre d'une procédure accélérée,…
Le procès de plus d'une centaine de personnes liées au milieu mafieux en Italie a été marqué par des mesures de sécurité exceptionnelles. Le 12 janvier, 62 membres de diverses mafias italiennes ont été condamnés dans le cadre d'une procédure accélérée, accusés de s'être associés pour contrôler le trafic de drogue en Lombardie.
La condamnation la plus sévère, 16 ans de prison, a été prononcée contre Massimo Rosi, considéré comme un chef de la ’Ndrangheta. Par ailleurs, 45 autres accusés seront jugés dans le cadre d'un procès complet.
Le procès, surnommé « Hydra », est l'un des plus significatifs concernant les activités des mafias italiennes au-delà de leurs régions d'origine. Initié en mai, il a examiné un consortium formé par les trois principales mafias du pays en Lombardie, la région la plus riche d'Italie.
Le procès de plus d'une centaine de personnes liées au milieu mafieux en Italie a été marqué par des mesures de sécurité exceptionnelles.
Infiltrations et Alliances Criminelles
Les familles de la ’Ndrangheta, de la Cosa Nostra et de la Camorra ont infiltré l'économie du nord de l'Italie via des holdings immobilières et des projets de construction. Les procureurs ont démontré que ces mafias avaient formé une alliance pour extorquer des fonds, abuser du système de crédit d'impôt, contrôler le trafic de drogue et blanchir de l'argent.
Le juge a suivi l'avis du parquet indiquant l'existence d'une association composée de membres des trois groupes. Durant 21 réunions organisées en 2020 et 2021, des décisions ont été prises pour cibler des contrats de services de nettoyage ou de parkings.
Les accusés condamnés ont choisi un procès abrégé pour bénéficier de peines réduites. Parmi eux se trouvait Giuseppe Fidanzati, fils de Gaetano Fidanzati, ancien parrain de la Cosa Nostra.
D’après Le Monde.
