La CPI dénonce des « massacres » commis au Darfour par le FSR
Selon l'évaluation du bureau du procureur, des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité ont été commis lors de la prise de contrôle de la ville d'El-Facher au Darfour en octobre, a indiqué Nazhat Shameem Khan, procureure adjointe de la Cour…
Selon l'évaluation du bureau du procureur, des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité ont été commis lors de la prise de contrôle de la ville d'El-Facher au Darfour en octobre, a indiqué Nazhat Shameem Khan, procureure adjointe de la Cour pénale internationale (CPI), au Conseil de sécurité des Nations Unies le lundi 19 janvier.
Une enquête menée par l'instance judiciaire internationale a révélé des massacres et des tentatives de dissimulation des crimes par l'aménagement de fosses communes. Une campagne organisée et calculée des Forces de soutien rapide (FSR) contre les communautés non arabes a été documentée.
Des images analysées par la CPI montrent les paramilitaires célébrant des exécutions directes et profanant des corps. Cette situation rappelle les atrocités documentées à Al-Geneina, où les FSR sont accusées d'avoir tué jusqu'à 15 000 civils, principalement de l'ethnie Masalit.
Une campagne organisée et calculée des Forces de soutien rapide (FSR) contre les communautés non arabes a été documentée.
Dans le Darfour, région occidentale du Soudan, des actes de torture collective sont infligés aux habitants. Nazhat Shameem Khan a souligné que ces violences se poursuivront tant que le sentiment d'impunité ne sera pas éradiqué.
Elle a également renouvelé l'appel aux autorités soudanaises pour coopérer à l'arrestation de personnalités visées par des mandats d'arrêt, dont Omar Al-Bachir, ancien président, et Abdelrahim Mohamed Hussein, ancien ministre de la défense. L'arrestation d'Ahmed Haroun, ancien président du parti au pouvoir, est une priorité. Il fait face à 20 chefs d'accusation de crimes contre l'humanité et 22 de crimes de guerre.
Depuis avril 2023, une guerre oppose l'armée soudanaise aux Forces de soutien rapide (FSR), toutes deux accusées d'atrocités. Ce conflit a entraîné la mort de plusieurs dizaines de milliers de personnes et le déplacement de plus de 11 millions de personnes, provoquant une crise humanitaire majeure selon l'ONU.
D’après Le Monde.
