Au Soudan, la famine menace de s’étendre dans l’ouest du pays, selon des experts mandatés par l’ONU
Des experts mandatés par l'Organisation des Nations Unies (ONU) ont signalé, jeudi 5 février, une menace croissante de famine dans deux nouvelles régions de l'ouest du Soudan. Cette situation suit la chute d'El-Facher, capitale du Darfour-Nord, qui a…
Des experts mandatés par l'Organisation des Nations Unies (ONU) ont signalé, jeudi 5 février, une menace croissante de famine dans deux nouvelles régions de l'ouest du Soudan. Cette situation suit la chute d'El-Facher, capitale du Darfour-Nord, qui a forcé des populations affamées à se déplacer vers des zones déjà vulnérables.
Les seuils de malnutrition aiguë ont été dépassés dans les localités d'Oum Barou et Kernoi, proches de la frontière tchadienne, selon les experts du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), organisme sous mandat de l'ONU basé à Rome.
À Oum Barou, 18,1 % des enfants de 6 mois à 5 ans souffrent de malnutrition aiguë sévère. À Kernoi, ce taux est de 7,8 %.
Ces chiffres résultent d'un afflux massif de civils après la chute d'El-Facher, dernier bastion de l'armée au Darfour, tombé aux mains des paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) en octobre.
Cette situation suit la chute d'El-Facher, capitale du Darfour-Nord, qui a forcé des populations affamées à se déplacer vers des zones déjà vulnérables.
L'offensive, caractérisée par des exactions et des violences sexuelles, a déplacé plus de 127 000 personnes, selon l'ONU, augmentant la pression sur les ressources et les capacités des communautés locales.
Le conflit armé entre l'armée et les FSR a causé des dizaines de milliers de morts et déraciné environ 11 millions de personnes depuis avril 2023. L'ONU qualifie cette situation de "pire crise humanitaire au monde".
Plus de 21 millions de personnes font face à une insécurité alimentaire aiguë, et les deux tiers de la population nécessitent une aide urgente. L'ONU a averti que les stocks d'aide alimentaire pourraient être épuisés d'ici à la fin mars.
D’après Le Monde.
