En Israël, l’armée annule l’inculpation de cinq soldats accusés de sévices contre un détenu palestinien dans la prison de Sde Teiman
Le 12 mars, l'armée israélienne a annoncé l'annulation des inculpations de cinq soldats accusés de mauvais traitements envers un détenu palestinien dans le centre de détention de haute sécurité de Sde Teiman. Cette décision intervient à la suite de…
Le 12 mars, l'armée israélienne a annoncé l'annulation des inculpations de cinq soldats accusés de mauvais traitements envers un détenu palestinien dans le centre de détention de haute sécurité de Sde Teiman. Cette décision intervient à la suite de développements procéduraux importants depuis l'initialisation de l'affaire en février 2025.
En février 2025, l'armée avait inculpé cinq soldats réservistes pour avoir maltraité un détenu palestinien en juillet 2024, dans le centre de Sde Teiman. Les accusations incluaient des actes de violence grave, tels que l'utilisation d'un objet pointu contre le détenu.
L'annulation des inculpations a été justifiée par des difficultés procédurales liées au transfert d'informations par la police, compromettant ainsi le droit à un procès équitable pour les accusés. De plus, le détenu concerné a été renvoyé à Gaza dans le cadre d'un échange de prisonniers, ce qui empêche son témoignage. L'armée a qualifié cet incident de "grave défaillance" et a ordonné une révision des procédures.
Cette décision intervient à la suite de développements procéduraux importants depuis l'initialisation de l'affaire en février 2025.
Le chef d'état-major a demandé une analyse approfondie pour tirer les leçons de cette affaire. Ce centre de détention à Sde Teiman avait été établi dans une base militaire pour incarcérer des Palestiniens arrêtés, notamment lors du conflit entre Israël et le Hamas, débuté le 7 octobre 2023.
Démission de la Procureure Générale Militaire
La procureure générale militaire a démissionné suite à la fuite d'une vidéo de l'incident, reconnaissant que ses services avaient diffusé la vidéo aux médias.
Des organisations de défense des droits des prisonniers palestiniens accusent régulièrement l'administration pénitentiaire israélienne de mauvais traitements. Cette affaire souligne la nécessité d'une gestion stricte et transparente des procédures judiciaires et pénitentiaires.
D’après Le Monde.
